Comment Quitter le Monde Salarial Tout en Assurant Ses Arrières

Le mot entrepreneur est un mot qui fait le buzz de nos jours. On constate un véritable engouement des jeunes à se lancer dans les aventures entrepreneurial. Ceci est une très bonne choses pour l’économie du pays, mais les statistiques nous montrent que peu d’entrepreneurs réussissent. La plupart d’entre eux après quelques tentatives infructueuses sont souvent contraints à regagner le monde salarial afin de pouvoir assouvir à leurs besoins quotidiens. Plusieurs stratégies peuvent être utilisé pour minimiser les mauvaises surprises du monde d’indépendant. Le conseil que je donne c’est de préparer ce changement de statut en faisant de l’épargne pour les mauvais jours, et également en faisant une transition progressive.

Faire de l’épargne

En tant qu’indépendant, deux critères vont conditionner votre réussite: votre capacité à trouver des clients qui payent à un bon tarif, ainsi que votre capacité à livrer les prestations demandées à temps. Et généralement, en tant que débutant en freelance, votre portefeuille client est encore vierge et vous n’avez pas l’habitude de faire de l’avant vente auprès des clients (sauf si c’est votre corps de métier). Ce qui rend souvent très complexe l’obtention de ses premiers clients. D’où il est important avant de se lancer, de mettre un peu de trésorerie de côté pour les mois difficiles. Suivant votre niveau de vie, vous serez appelé à épargner plus ou moins, mais en général, il est conseillé d’avoir au moins 3 mois de salaire mis de côté avant de se lancer totalement en indépendant.

A ne pas oublier qu’en temps que freelance, on fait souvent appel à un comptable pour tout ce qui est gestion des finances et cela peut parfois s’averer couteux. Vaux mieux être préparé. Si vous envisagez vous lancer dans les prochains mois, commencer à épargner maintenant.

 

Garder son emploi et faire du télétravail progressivement

Comme mentionné plus haut, il serait très optimiste de penser que son activité de freelance va décoller tout d’un coup. L’épargne constitue ci-dessus pourra servir de réservoir pour tous les frais engendrés par son activité. Une façon de constituer cette épargne tout en avançant vers son indépendance, c’est de faire du télétravail si votre entreprise vous le permet.

En effet, le fait de travailler de chez vous va déjà vous permettre de vivre le quotidien d’un indépendant, tout en maintenant votre rémunération actuelle. Vous pourrez donc juger si le travail à distance c’est quelque chose qui vous convient. La plupart des entreprises pourront vous accorder 1 ou 2 jours de travail à distance par semaine.  En négociant bien avec votre employeur vous pouvez même parfois bénéficier de 3 à 4 jours de télétravail par semaine. Attention, télétravail ne veux pas dire rester à la maison à ne rien faire, au contraire, pour encourager votre employeur à vous accorder plus de jours de télétravail faites de ces journées, les plus productives de la semaine. Vous pouvez prétexter que le temps de transport ainsi que les bruits de l’open space vous empêche d’être concentré et de donner le meilleur de vous même.

Une fois en télétravail 2 à 3 jours par semaine, et en augmentant votre productivité, vous pouvez vous permettre de faire de temps en temps, de la prospection pour votre future activité freelance sans que cela n’est de l’impacte sur votre travail de salarié. Cette prospection vous permettra de tester le marché et de voir quel sont les tarifs que vos potentiel client seront près à vous payer. Avec quelques propositions de clients sous la main, vous pouvez proposer à votre employeur de faire du ⅘ et utiliser le 5e  jours pour faire du freelancing. Biensur vous devez convaincre votre employeur que cette nouvelle activité ne nuira en rien votre travail au sein de son entreprise.

Après quelques mois dans ce mode de fonctionnement, avec 2 ou 3 clients réguliers, vous pouvez alors passer en full freelance, et proposer à votre employeur actuel de devenir également un client de votre activité d’indépendant. Ainsi vous avez l’assurance que même si tous les autres clients partent, vous avez toujours votre ancien employeur comme client.

 

Travailler avec les SSII pour trouver rapidement des clients

La plupart du temps, on a des difficultés à trouver son premier client en tant que nouveau freelance. Si on prend l’exemple des développeurs d’application par exemple, généralement, ils n’ont pas des compétences de commerciaux. En plus venant du monde salarial, on ne fait presque jamais de la prospection ou la relation client.

Une solution à ceci, c’est de se rattacher à une SSII ou un autre intermédiaire pour trouver plus rapidement des clients. En effet, les SSII ont un portefeuille client bien plus riche, c’est souvent des structures de taille et de position sur le marché plus ou moins importante.  Tous ces atouts contribuent à les mettre dans une situation préférentielle par rapport à un indépendant qui est tout seul dans son entreprise. Donc pour lancer rapidement son activité et commencer très rapidement à faire du chiffre d’affaire, beaucoup de freelances passent par des SSII pour trouver des clients. Cette démarche est très justifiée d’autant plus que la plupart des techniciens ou ingénieurs, préfèrent se concentrer sur ce qu’ils savent faire, et ne pas laisser le côté commercial et administratif du statut freelance diluer leur productivité.

L’inconvénient de cette approche c’est qu’en passant par un intermédiaire, on gagne moins que si on trouvait soit même ses clients. En effet, la SSII prendra une commission sur vos tarifs. Parfois jusqu’à 20% de vos tarifs vont à la société qui vous trouve le client. Du coup si votre objectif c’est de vraiment être indépendant (ne pas dépendre d’une entité quelconque), et de prendre vous même en main votre vie professionnelle, je vous conseillerai de ne pas rester trop longtemps dans ce mode. Pour du court terme lorsqu’on débute, ceci peut avoir du sens. Mais par la suite vaut mieux se former en techniques commercial, pour trouver soi-même ses clients, et profiter plein peau de ses tarifs.

Faire du portage salarial pour trouver rapidement des clients

Le statut de freelance est considéré par la société comme un statut précaire. Les banques et autres institutions ne font pas confiance aux indépendant et les considère instables financièrement. Qu’ils aient raison ou pas, ceci n’est pas la question, la question c’est que peut on nous faire face à cette situation. De plus, en tant que freelance, la couverture sociale et sanitaire que l’on avait en tant que salarié, on la perd. C’est sans doute pour ces raisons que de plus en plus de freelance opte pour la sécurité en faisant appel au portage salarial.

Pour faire simple, le portage salarial consiste à faire son travail de freelance, mais en étant salarié dans une entreprise de portage. Cette entreprise s’occupe de tout ce qui est administratif, financier, des cotisations sociales et mutuelles. Ici les freelances travaillent en toute autonomie pour leurs propres clients tout en conservant les avantages du salariat (protection sociale, bulletins de salaire, contrat de travail, etc.).   Vos frais de fonctionnement (achat de matériel, prestations de services, hébergement de serveurs, noms de domaine, abonnement téléphonique, connexion Internet, etc.) lors du calcul de la paie.

Tout comme lorsqu’on passe par une SSII, le portage salarial nous permet de profiter des “bienfaits du système” tout en menant notre activité de freelance. Pour ceux qui souhaitent par exemple avoir une mutuelle dans le cas où un membre de leur famille tombe malade, et aussi ceux qui veulent simplement déménager ou faire un prêt immobilier par exemple, le fait d’être salarié a tout son importance.

L’inconvénient ici c’est biensure la dépendance à la société de portage. Celle-ci évidemment prend un pourcentage de votre chiffre d’affaire, 10% en moyenne.

 

En guise de conclusion, il existe plusieurs solutions pour passer en indépendant et donc devenir son propre patron, tout en minimisant les risques. Le choix d’une approche ou d’une autre dépend de tout un chacun. Suivant vos objectifs, vos projets d’avenir et votre situation actuelle, vous pouvez donc décider de prendre plus ou moins de risque.

Pour un jeune célibataire sans charge et relativement en très bonne santé, je conseille (et ça n’engage que moi) d’aller “ALL IN”, et de se lancer à fond dans l’aventure freelance sans aucun intermédiaire. Tant qu’on est jeune et sans contrainte particulière, on a rien à perdre au contraire. Même si ça ne marche pas à 100% du premier coup, même si on a des difficultés à trouver des clients au début, mais à long terme, ceci portera ses fruits. Donc allez-y, faites des économies pour prévoir les temps difficiles, mais allez-y à fond. Faites de la prospection tous les jours et revisitez toutes vos techniques en matière de prospection et de gestion clientèle. Et si à un moment donné votre situation change et que vous ne pouvez plus prendre autant de risques, vous pouvez toujours revenir en arrière et opter pour un portage salarial ou autre chose.

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